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Tiddukla Tadelsant Tamazight di Ottawa - Hull
Association Culturelle Amazighe � Ottawa-Hull
 Amazigh Cultural Association in Ottawa - Hull
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D'Ighil Ali � Montr�al
S�ghira Bouhaddi, la messag�re de la culture berb�re
http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=3807&ed=ODkx

 et   http://www.algeroweb.com/ReadPortraitsDetail.asp?ID=9

                S�ghira Bouhaddi est, en parall�le � ses �tudes en �ducation sp�cialis�e, monitrice en natation et en aquaforme, chor�graphe de la troupe de danse Azetta, fondatrice et professeur de danse berb�re (a�roberb�re), professeur de danse traditionnelle berb�re et chanteuse dans le groupe Anzar.
              En 1994, tandis que l'Alg�rie battait de l'aile et s'enfon�ait dans la violence sanglante, la petite S�ghira allait sur ses 10 ans quand sa famille s'installa au Canada. Elle �prouva tout le mal du monde � quitter son village, Ighil Ali pour rejoindre ce "bout du monde". A l'a�roport avant de faire ses adieux au pays qui a vu na�tre, raconte-t-on, elle tomba et s'�vanouit. La difficile suite d'une fillette subitement extirp�e de son milieu naturel est simple � imaginer.
Un flot d'images d'enfance lui revient chaque moment � l'esprit, elle se souvient de toutes ces ann�es furtives o� heureuse fillette parcourait avec ses copines les ruelles �troites de son quartier Taza�art, des vieillards majestueux roul�s dans leur burnous qu'elle rencontrait et saluait avec consid�ration � Tajma�t o� ils se r�unissaient pour causer gaiement des choses de la vie. Elle se souvient du pays des hautes montagnes, des oliviers maintes fois mill�naires, des hommes et des femmes au sto�cisme exemplaire qui allaient vivre heureux avec peu de choses.
                La fille d'Ighil Ali s'installa � son corps d�fendant dans ce "bout de monde" o� elle crut se sentir cruellement d�pays�e. Elle ne r�vait que d'une chose : revoir ses camarades de l'�cole primaire Jean-Amrouche qu'elle fr�quenta jusqu'en 3e ann�e. Elle se souvient surtout avec nostalgie de l'ambiance bon enfant des "Ourar el khalat" quand les femmes du village v�tues de robes multicolores kabyles, bracelets d'argent clair aux poignets se convergeaient vers la maison o� se tient la f�te pour chanter avec battement des mains et bendir des chants du terroir et danser pendant des heures enti�res sans r�pit.
              A peine adolescente, S�ghira appel�e Sara pour des raisons de prononciation � Montr�al, a compris que ce pays qui lui manquait tant ne peut �tre reconquis qu'� travers son art, en particulier la danse et la chanson. Tout de suite, ce r�ve de jeune fille se transforme en un d�fi : "celui de faire conna�tre sa culture � d'autres communaut�s culturelles", pour reprendre son expression.
            Elle fonde alors l'a�roberb�re qui est un cocktail agr�able de danses amazighs (kabyle, chaoui, targui, gnaoui), de danse moderne et de mouvements a�robiques qu'elle enseigne au Centre sportif A�robie Plus de Montr�al. "La danse traditionnelle berb�re est aussi riche que la langue berb�re, moi personnellement j'en fais un peu de tout, du ikabyle, chaoui, tergui, gnaoua m�lang�s � la danse moderne qui fait naturellement �merger la beaut� de notre culture", nous dit-elle.
               lle a su admirablement partager cette ambiance festive du pays qu'elle emm�ne avec elle dans ses veines, avec des danseuses de diff�rentes nationalit�s de l'Am�rique du nord, de l'Am�rique du sud, de l'Europe qu'elle entra�ne au Centre Afrique en mouvements, � Montr�al, sur des rythmes de danses kabyles et des autres danses berb�res.
En conclusion, la fille du village de Taos Amrouche a tout d'une artiste sur le chemin de la r�ussite. Elle a une magnifique voix, une beaut�, des qualit�s humaines et surtout �norm�ment de volont�.

K. Kherbouche

http://www.algeroweb.com/ReadPortraitsDetail.asp?ID=9

 

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